The white houses and red roofs of Alfama seen from the Miradouro das Portas do Sol

Que faire à Lisbonne : la ville que je connais quartier par quartier

Par Blaise Jaeger · Mis à jour le 25 octobre 2026

Pourquoi visiter Lisbonne ?

Lisbonne est une ville de sept collines, de tramways jaunes, de façades d’azulejos et de belvédères sur un fleuve si large qu’on dirait la mer. C’est l’une des capitales les plus ensoleillées d’Europe, elle se parcourt encore à pied d’un bout à l’autre, et elle change du tout au tout d’un quartier à l’autre : les ruelles médiévales de l’Alfama, les rues élégantes du Chiado, les bars du Bairro Alto, les monuments de Belém.

J’y ai passé l’essentiel de dix années, à partir de 2013 : ce n’est donc pas un guide pour un week-end. C’est la Lisbonne que je montrerais à un ami : où regarder le coucher du soleil, où déjeuner, dans quel quartier loger, et ce qu’on peut laisser de côté. Pour le reste du pays, voir mon guide de voyage du Portugal.

Lisbonne en bref

  • Où : sur la rive nord de l’estuaire du Tage, sur la côte atlantique du Portugal.
  • Quartiers à connaître : Alfama, Chiado, Bairro Alto, Santa Catarina, Baixa, Cais do Sodré et Belém.
  • Aéroport : Humberto Delgado, à environ 20 minutes du centre par la ligne rouge du métro.
  • Comment se déplacer : à pied, en métro, et dans les vieux tramways jaunes et les funiculaires.
  • Idéal pour : les belvédères, les vieux quartiers, la gastronomie et le vin, la vie nocturne, et les excursions faciles à Sintra et vers les plages.
  • Quand partir : d’avril à juin et de septembre à octobre ; mi-juin pour la fête de Santo António.
  • Combien de jours : trois ou quatre jours pour la ville, une semaine avec Sintra, Cascais et les plages.

Ma Lisbonne : dix ans d’appartements, de rénovations et de couchers de soleil

J’ai commencé à investir à Lisbonne en 2013, quand la ville se remettait encore de la crise et que ses vieux immeubles tombaient en ruine. J’ai acheté des appartements, je les ai rénovés et loués à des voyageurs : pendant des années, j’y suis venu en avion tous les mois, et j’habitais moi-même les appartements entre deux locataires. Les premiers étaient à Santa Catarina, puis je suis passé à Portas do Sol, et ensuite au cœur de l’Alfama.

De 2017 à 2022, j’ai loué un appartement dans le Chiado, qui reste mon quartier préféré, et j’ai rénové un immeuble entier dans le centre historique, à quelques pas de la place du Marquês de Pombal. C’est ainsi que j’ai appris la ville : par ses quartiers, ses artisans du bâtiment, ses cafés et ses belvédères, en toute saison.

Blaise Jaeger se détendant dans un transat au bord du Tage à Lisbonne
Au bord du fleuve, mai 2020

Les quartiers de Lisbonne : où trouver quoi

  • Alfama : le plus vieux quartier, sous le château, un dédale d’escaliers et de minuscules placettes ; le berceau du fado et de la fête de Santo António.
  • Chiado : rues élégantes, cafés historiques, théâtres et librairies, entre la Baixa et le Bairro Alto. Mon préféré.
  • Bairro Alto : calme le jour, le quartier de la vie nocturne une fois la nuit tombée.
  • Santa Catarina : une colline aux airs de village au-dessus du fleuve, avec l’un des meilleurs belvédères pour le coucher du soleil et le funiculaire de la Bica.
  • Baixa : le quadrillage de rues reconstruit après le tremblement de terre de 1755, du Rossio à la Praça do Comércio.
  • Cais do Sodré : les bords du fleuve, les trains pour Cascais et les ferries, avec des bars autour de la Pink Street.
  • Belém : les monuments de l’époque des Grandes Découvertes, à 6 km à l’ouest le long du fleuve.

Que faire à Lisbonne : les incontournables

Le Miradouro das Portas do Sol

De tous les belvédères de Lisbonne, c’est le plus beau. Depuis la terrasse en haut de l’Alfama, on domine un fouillis de maisons blanches et de toits rouges jusqu’au Tage, avec les tours jumelles de São Vicente de Fora sur la gauche. J’ai vécu juste en dessous pendant plusieurs années et je ne m’en suis jamais lassé, au lever du soleil, au coucher du soleil ou avec un café au kiosque. Le tram 28 s’arrête juste là.

Les tours jumelles de São Vicente de Fora au-dessus des maisons de l’Alfama à Lisbonne
São Vicente de Fora depuis Portas do Sol, mai 2014
Coucher de soleil sur les toits de l’Alfama et le Tage à Lisbonne
Coucher de soleil sur l’Alfama, mars 2016

L’Alfama et la fête de Santo António

Perdez-vous dans l’Alfama : il n’y a pas d’autre façon de le visiter. Les ruelles montent, tournent et finissent sur de minuscules placettes où le linge sèche au-dessus des portes. En juin, tout le quartier décore ses rues de guirlandes en papier pour la fête de Santo António, et dans la nuit du 12 au 13 juin, jour férié municipal à Lisbonne, les Marchas Populares défilent sur l’Avenida da Liberdade tandis que l’Alfama se transforme en une immense fête de rue qui dure jusqu’à l’aube. C’est la nuit la plus animée de l’année, et quand j’y vivais, je ne l’ai jamais manquée.

Guirlandes en papier au-dessus d’une rue carrelée de l’Alfama pour la fête de Santo António
L’Alfama parée pour Santo António, juin 2016
Banderoles colorées au-dessus d’une ruelle près de Portas do Sol pour la fête de Santo António
Banderoles près de Portas do Sol, juin 2014

Le tram 28

Le tram jaune 28 brinquebale de Martim Moniz en montant par Graça et l’Alfama, redescend vers la Baixa puis traverse le Chiado jusqu’à Campo de Ourique, en se faufilant dans des rues à peine plus larges que la voiture. C’est un incontournable, mais il est bondé en milieu de journée : prenez-le tôt le matin, ou montez au terminus. Un billet acheté à bord coûte 3,30 € ; avec une carte Navegante chargée d’un billet 24 heures (7,25 €), trams, bus, funiculaires et métro sont inclus.

Deux tramways jaunes de la ligne 28 dans une rue étroite de l’Alfama, à Lisbonne
Le tram 28 au-dessus de Portas do Sol, décembre 2016

Santa Catarina et le funiculaire de la Bica

C’est à Santa Catarina que j’ai acheté mes premiers appartements, et le quartier a toujours des airs de village. Le Miradouro de Santa Catarina, gardé par la statue d’Adamastor, regarde droit vers le fleuve et le pont du 25 de Abril, et c’est un lieu classique pour admirer le coucher du soleil. En contrebas, le petit Elevador da Bica jaune gravit sa rue escarpée qui descend vers le fleuve.

Le Miradouro de Santa Catarina avec la statue d’Adamastor et le Tage en arrière-plan
Le Miradouro de Santa Catarina, novembre 2013
Le pont du 25 de Abril illuminé au crépuscule vu depuis Santa Catarina
Le pont au crépuscule depuis Santa Catarina, avril 2015
Le funiculaire jaune Elevador da Bica dans sa rue en pente à Lisbonne
L’Elevador da Bica, novembre 2013

Le Chiado, mon quartier préféré

Le Chiado, c’est Lisbonne dans ce qu’elle a de plus élégant : la Rua Garrett et ses vieilles boutiques, le Largo do Chiado et la statue du poète Camões, des théâtres, des librairies, et le café A Brasileira, ouvert depuis 1905, où Fernando Pessoa en bronze est assis à sa table en terrasse. Après l’incendie d’août 1988 qui a détruit une grande partie du quartier, l’architecte Álvaro Siza Vieira a dirigé sa reconstruction, si bien qu’on ne le devinerait jamais. J’y ai vécu cinq ans et j’y retournerais demain.

Terrasses de café sur les pavés noirs et blancs du Largo do Chiado
Le Largo do Chiado, novembre 2013
La statue de Luís de Camões sur la Praça Luís de Camões dans le Chiado
Camões dans le Chiado, avril 2017

La Baixa, la Praça do Comércio et l’ascenseur de Santa Justa

La Baixa, rasée par le tremblement de terre du 1er novembre 1755 et reconstruite en damier par le marquis de Pombal, s’étend du Rossio jusqu’à la Praça do Comércio et son arc de triomphe sur le fleuve. Au-dessus, l’Elevador de Santa Justa, un ascenseur néogothique en fer, relie la Baixa aux ruines du Carmo : le trajet coûte 6,20 € et la file d’attente peut être longue, mais on peut aussi rejoindre sa plateforme supérieure à pied depuis le Chiado. La nef sans toit du couvent du Carmo, laissée telle quelle après 1755, est l’un des lieux les plus saisissants de la ville.

L’Arco da Rua Augusta sur la Praça do Comércio à Lisbonne
L’Arco da Rua Augusta, novembre 2014
La Praça do Comércio et le Tage au coucher du soleil à Lisbonne
La Praça do Comércio au coucher du soleil, janvier 2018
L’Elevador de Santa Justa avec le château et les toits de Lisbonne en arrière-plan
L’ascenseur de Santa Justa et le château, août 2013
Les arcs gothiques à ciel ouvert des ruines du couvent du Carmo à Lisbonne
Les ruines du Carmo, mars 2016

La cathédrale et le belvédère de Graça

Entre la Baixa et l’Alfama, la Sé, la cathédrale romane de Lisbonne aux allures de forteresse, se dresse au-dessus des rails du tram. Plus haut, le Miradouro da Graça, sous ses pins, offre une vue large sur la colline du château et la ville jusqu’au pont.

Les tours de la cathédrale de Lisbonne au-dessus de façades colorées
La Sé, mai 2016
La colline du château et les toits de Lisbonne vus depuis le Miradouro da Graça
La vue depuis Graça, juin 2018

Belém

Belém, à 6 km à l’ouest du centre le long du fleuve, est le lieu d’où partaient les caravelles de l’époque des Grandes Découvertes. Le monastère des Jerónimos et la tour de Belém sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1983. Le monastère est ouvert du mardi au dimanche, de 9 h 30 à 17 h 30, pour 18 €, avec un billet horodaté à réserver en ligne ; la tour a rouvert en mai 2026 après un an de restauration, avec des entrées à horaire fixe. Ajoutez le Padrão dos Descobrimentos, le musée MAAT au bord du fleuve et, bien sûr, les pastéis de Belém.

La façade du monastère des Jerónimos à Belém, Lisbonne
Le monastère des Jerónimos, juillet 2018
Le monument du Padrão dos Descobrimentos au bord du fleuve à Belém
Le Padrão dos Descobrimentos, janvier 2015
Le toit incurvé du musée MAAT encadrant le Tage à Belém
Sous le toit du MAAT, août 2017

À vélo le long du Tage jusqu’à Belém

Ma façon préférée de rejoindre Belém, c’est à vélo, le long du fleuve. Une piste en bord de Tage court sur environ 7,5 km de Cais do Sodré jusqu’à la tour de Belém, toute plate et en grande partie à l’écart de la circulation, en longeant les docks d’Alcântara et de Santo Amaro et en passant sous le pont du 25 de Abril. Vous pouvez louer un vélo près de Cais do Sodré ou prendre les vélos en libre-service GIRA de Lisbonne, et faire une pause pour boire un verre à la Doca de Santo Amaro, juste sous le pont.

Un vélo sur la promenade au bord du fleuve, à la Doca de Santo Amaro, sous le pont du 25 de Abril
À vélo le long du Tage, juin 2019

Le Cristo Rei et le pont du 25 de Abril

Prenez le ferry pour traverser le fleuve jusqu’à Cacilhas, puis un bus jusqu’à la statue du Cristo Rei sur la rive sud : depuis sa terrasse, vous aurez la plus belle vue sur le pont du 25 de Abril avec toute la ville derrière.

Le pont du 25 de Abril et Lisbonne vus depuis le Cristo Rei
Le pont depuis le Cristo Rei, décembre 2013

Les jacarandas et le Marquês de Pombal

De fin mai à juin, les jacarandas teintent de violet des avenues entières. Remontez l’Avenida da Liberdade, le grand boulevard de Lisbonne, jusqu’à la place du Marquês de Pombal à son sommet : l’immeuble que j’ai rénové est à quelques pas, dans l’une des rues historiques plus calmes des environs.

Jacarandas en fleurs violettes dans un jardin de Lisbonne
Jacarandas en fleurs, juin 2014
Le monument du Marquês de Pombal sur sa place à Lisbonne
Le Marquês de Pombal, mars 2017

Les musées de Lisbonne

Les musées de Lisbonne sont moins connus que ses miradouros, mais plusieurs d’entre eux valent bien une matinée, surtout par temps de pluie.

Le MAAT et le musée de l’Électricité

Sur les quais de Belém, le MAAT, le musée d’Art, d’Architecture et de Technologie, inauguré en 2016 et dessiné par l’architecte britannique Amanda Levete, est une longue vague blanche de carreaux sur laquelle on peut marcher, avec une vue superbe sur le Tage, et il est magique la nuit. Juste à côté, la centrale Tejo en brique rouge, qui a produit l’électricité de Lisbonne à partir de 1908, abrite aujourd’hui le musée de l’Électricité, avec ses chaudières et ses machines géantes toujours en place. Les deux sont fermés le mardi.

Le toit courbe illuminé du musée MAAT, la nuit, au bord du Tage à Belém
Le MAAT la nuit, août 2017
Anciennes machines dans la salle du musée de l’Électricité, dans l’ancienne centrale Tejo
Le musée de l’Électricité, mai 2016

Le Centro Cultural de Belém

Face au monastère des Jerónimos, le Centro Cultural de Belém (CCB) abrite le MAC/CCB, un musée d’art contemporain ouvert en 2023 qui présente notamment la collection d’art contemporain de l’État portugais et la collection Berardo, ainsi qu’un centre d’architecture. Il est fermé le lundi et gratuit le premier dimanche du mois.

Un passage entre de hauts blocs de pierre au Centro Cultural de Belém
Au Centro Cultural de Belém, juillet 2018

Le musée Gulbenkian

Au nord du centre, le musée Calouste Gulbenkian est l’un des grands musées de Lisbonne : la collection du magnat arménien du pétrole Calouste Gulbenkian va de l’Égypte ancienne aux bijoux de René Lalique, dans un bâtiment moderniste au milieu d’un très beau parc. Le musée principal a rouvert en juillet 2026 après rénovation, et le centre d’art moderne voisin, repensé par l’architecte japonais Kengo Kuma, a rouvert en 2024. Le musée est fermé le mardi ; le jardin est gratuit.

Le musée national de l’Azulejo

Installé dans l’ancien couvent de Madre de Deus, à l’est du centre, le musée national de l’Azulejo retrace cinq siècles d’histoire des azulejos, avec un célèbre panorama de Lisbonne avant le tremblement de terre de 1755. Il est fermé pour rénovation depuis novembre 2025, sans date de réouverture annoncée, alors renseignez-vous avant d’y aller. En attendant, vous pouvez admirer de superbes azulejos à São Vicente de Fora et au Miradouro de Santa Luzia.

Le portail manuélin blanc du couvent de Madre de Deus, qui abrite le musée national de l’Azulejo
Le couvent de Madre de Deus, mai 2016

Le MNAC dans le Chiado

Dans le Chiado, le musée national d’Art contemporain, le MNAC, aussi appelé Museu do Chiado, fondé en 1911, présente l’art portugais de 1850 à nos jours. Il est petit, à quelques pas de A Brasileira, et parfait pour une heure entre deux cafés.

La fondation Arpad Szenes–Vieira da Silva

Près du jardin das Amoreiras et de l’aqueduc, ce petit musée est consacré à la peintre Maria Helena Vieira da Silva, née à Lisbonne, et à son mari, le peintre hongrois Arpad Szenes. Il a ouvert en 1994 dans un ancien atelier de la Fabrique royale de la soie du XVIIIe siècle et, en plus de leurs œuvres, il accueille d’excellentes expositions temporaires. J’y suis retourné plusieurs fois.

Une salle d’exposition sous la charpente en bois de la fondation Arpad Szenes–Vieira da Silva
La fondation Arpad Szenes–Vieira da Silva, janvier 2018
Blaise Jaeger dans une salle d’exposition de la fondation Arpad Szenes–Vieira da Silva
À la fondation, septembre 2017

La fondation Ricardo do Espírito Santo Silva

Sur le Largo das Portas do Sol, juste à côté du belvédère où j’habitais, le palais des comtes d’Azurara, du XVIIe siècle, abrite le musée des Arts décoratifs portugais : meubles, argenterie, tapisseries et azulejos réunis par le banquier Ricardo do Espírito Santo Silva, qui a créé la fondation en 1953. Elle fait aussi vivre des ateliers où des artisans perpétuent des savoir-faire traditionnels. Sa cafétéria-restaurant, dans le patio intérieur, était l’un de mes endroits préférés pour un déjeuner au calme dans l’Alfama.

Une ancienne calèche dans l’entrée tapissée d’azulejos de la fondation Ricardo do Espírito Santo Silva
L’entrée de la fondation, janvier 2017

Où manger et boire un verre à Lisbonne

Pharmácia, Santa Catarina

Pendant des années, mon restaurant préféré a été Pharmácia, dans le palais jaune du musée de la Pharmacie, à côté du belvédère de Santa Catarina : des plats portugais à partager et une terrasse-jardin face au fleuve. Son chef est parti fin 2025 après quatorze ans, et le restaurant est en cours de reprise par une nouvelle équipe : vérifiez qu’il a bien rouvert avant d’y aller.

L’entrée du restaurant Pharmácia dans le palais jaune du musée de la Pharmacie, Lisbonne
Pharmácia, avril 2015
La terrasse-jardin de Pharmácia à Santa Catarina, Lisbonne
La terrasse-jardin de Pharmácia, septembre 2014

Cantina das Freiras, le déjeuner le plus insolite de Lisbonne

Sur la Travessa do Ferragial, entre le Chiado et Cais do Sodré, la Cantina das Freiras est une cantine tenue par une association catholique, que tout le monde appelle la cantine des bonnes sœurs, sur une terrasse en toit dominant le Tage. On prend un plateau, on choisit une soupe et un plat du jour, et on mange avec l’une des plus belles vues de la ville pour moins de 10 €. Elle n’est ouverte que le midi, du lundi au vendredi, de 12 h à 15 h.

Un déjeuner sur plateau sur la terrasse de la Cantina das Freiras dominant le Tage
Déjeuner à la Cantina das Freiras, juin 2020

Les pastéis de nata à Belém

Lisbonne regorge de flans pâtissiers, mais l’original se trouve à Belém : la pâtisserie Pastéis de Belém les fabrique depuis 1837, selon une recette venue des moines des Jerónimos. Mangez-les tièdes, avec de la cannelle et du sucre glace. Elle ouvre tous les jours à 8 h.

Le coucher du soleil à Cais do Sodré, la nuit au Bairro Alto

Ma soirée lisboète se déroule ainsi : un verre au bord du fleuve au coucher du soleil à Cais do Sodré ou sur la promenade de la Ribeira das Naus, puis, plus tard, on monte au Bairro Alto, où des dizaines de minuscules bars débordent sur la rue jusque tard. Ou alors direction Park, un bar au sixième étage d’un parking sur la Calçada do Combro, dont la terrasse sur le toit donne sur les dômes et le fleuve jusqu’au pont.

Coucher de soleil sur le Tage depuis les pontons de Cais do Sodré
Coucher de soleil à Cais do Sodré, novembre 2017
Des gens assis sur les marches au bord du fleuve à la Ribeira das Naus au coucher du soleil
La Ribeira das Naus au coucher du soleil, septembre 2018
La foule sur la terrasse en toit du bar Park au coucher du soleil à Lisbonne
Le rooftop du Park au coucher du soleil, mai 2015

Ce que je laisserais de côté

Le Time Out Market, dans l’ancien Mercado da Ribeira, est pratique et populaire, mais je le trouve bondé et impersonnel ; je préfère manger dans une tasca de quartier. LX Factory, le pôle créatif sous le pont à Alcântara, est agréable mais loin de tout ; n’y allez que si vous partez déjà vers Belém.

Le fado dans l’Alfama

Le fado, le chant mélancolique de Lisbonne, est inscrit sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO depuis 2011, et l’Alfama est son berceau. Allez dîner dans une maison de fado, où les chanteurs se produisent entre les plats et où le silence est de rigueur pendant les chansons. Parmi les plus connues figurent le Clube de Fado, près de la cathédrale, et Mesa de Frades, dans une ancienne chapelle tapissée d’azulejos. Réservez à l’avance, surtout le week-end.

Vieilles façades de maisons lisboètes couvertes d’azulejos
Azulejos, juillet 2018

Où dormir à Lisbonne

Lisbonne est vallonnée : l’endroit où vous logez compte plus que dans la plupart des villes. Choisissez un quartier central et vous irez partout à pied.

Le Chiado, ma base préférée

Central, élégant, sûr et bien desservi, entre la Baixa et le Bairro Alto. Pour un séjour d’exception, le Bairro Alto Hotel, un cinq-étoiles sur la Praça Luís de Camões, possède l’une des plus belles terrasses sur les toits de la ville. Plus d’options : hôtels dans le Chiado.

Les toits du Chiado et le Tage avec le Cristo Rei vus depuis une terrasse sur les toits
La vue depuis un rooftop du Chiado, mars 2017

L’Alfama

Pour l’ambiance, logez dans l’Alfama, dans un appartement avec vue sur les toits : magique, mais attendez-vous à des escaliers, des pavés et du bruit pendant les fêtes de juin. Voir les hébergements dans l’Alfama.

Santa Catarina et le Bairro Alto

Santa Catarina est calme et proche de tout ; le Bairro Alto est parfait si vous sortez le soir, mais bruyant jusque tard. Voir les hôtels dans le Bairro Alto.

Les offres Booking.com pour votre séjour à Lisbonne

Comment se déplacer à Lisbonne et conseils pratiques

Depuis l’aéroport

La ligne rouge du métro relie l’aéroport au centre en 20 minutes environ pour 1,90 €, avec une correspondance pour la Baixa, le Rossio ou Cais do Sodré. L’Aerobus ne circule plus ; le bus Carris 783 est l’alternative.

Tramways, funiculaires et métro

Achetez une carte Navegante rechargeable (0,50 €) et chargez-la de billets à l’unité (1,90 €) ou d’un billet 24 heures (7,25 €) valable dans le métro, les bus, les tramways et les funiculaires. Les billets achetés à bord coûtent plus cher : 3,30 € dans le tram. Portez des chaussures qui accrochent : les pavés de calcaire poli de Lisbonne sont glissants, même par temps sec.

Taxe de séjour

Lisbonne applique une taxe de séjour de 4 € par personne et par nuit, dans la limite de sept nuits, à partir de 13 ans. Elle se paie à votre hôtel ou à votre appartement.

Quand partir à Lisbonne

Lisbonne compte près de 2 900 heures d’ensoleillement par an et des hivers doux. D’avril à juin et de septembre à octobre, ce sont les meilleurs mois : journées chaudes, ciel bleu et moins de monde. Juillet et août sont chauds, avec des maximales autour de 28 °C, et très fréquentés. Venez à la mi-juin pour la fête de Santo António, ou fin mai pour les jacarandas. L’hiver est calme et souvent ensoleillé, mais les épisodes pluvieux sont fréquents de novembre à février.

Excursions depuis Lisbonne

Lisbonne est la meilleure base pour explorer la côte. Sintra et ses palais sont à 40 minutes en train depuis le Rossio ; Cascais et les plages d’Estoril, comme la Praia do Tamariz, à 40 minutes en train depuis Cais do Sodré ; et la longue plage atlantique de la Costa da Caparica, de l’autre côté du fleuve, est ma préférée pour un déjeuner les pieds dans le sable. Tous mes endroits préférés sur la côte sont dans mon guide des excursions autour de Lisbonne.

À lire aussi

Le musée du Louvre le 14 juillet à Paris

Guide de voyage de Paris

Ma ville natale, quartier par quartier, par un Parisien.

Lire la suite

Le vieux port de Saint-Tropez

Guide de voyage de la Côte d’Azur

Cannes, Antibes, Nice, Saint-Tropez et le Verdon, après quatre ans de vie à Cannes.

Lire la suite

Les arches du Colisée à Rome

Guide de voyage de l’Italie

Rome, Florence, Venise, le lac de Côme et les Cinque Terre.

Lire la suite

Questions fréquentes sur Lisbonne

Combien de jours prévoir à Lisbonne ?

Trois à quatre jours pour la ville elle-même : l’Alfama et les belvédères, le Chiado et la Baixa, Belém, et une soirée au Bairro Alto. Ajoutez deux ou trois jours pour Sintra, Cascais et les plages.

Quel est le meilleur quartier où loger à Lisbonne ?

Le Chiado, pour une première visite : central, élégant et bien desservi, entre la Baixa et le Bairro Alto. L’Alfama a plus de charme mais plus d’escaliers, et le Bairro Alto est bruyant la nuit.

Quel est le plus beau belvédère de Lisbonne ?

Pour moi, le Miradouro das Portas do Sol dans l’Alfama, avec sa vue sur les toits, São Vicente de Fora et le Tage. Pour les couchers de soleil, Santa Catarina et les bords du fleuve à Cais do Sodré sont imbattables.

Le tram 28 vaut-il le coup ?

Oui, c’est l’une des expériences classiques de Lisbonne, mais évitez le milieu de journée, quand il est bondé. Prenez-le tôt le matin ou montez au terminus de Martim Moniz.

Où manger les meilleurs pastéis de nata à Lisbonne ?

Les plus célèbres sont ceux de Pastéis de Belém, la pâtisserie qui les fabrique depuis 1837, près du monastère des Jerónimos. Mangez-les tièdes avec de la cannelle.

Quand a lieu la fête de Santo António à Lisbonne ?

La grande nuit est celle du 12 au 13 juin, quand les Marchas Populares défilent sur l’Avenida da Liberdade et que les vieux quartiers, surtout l’Alfama, font la fête dans les rues jusqu’à l’aube. Le 13 juin est férié à Lisbonne.

Comment aller de l’aéroport de Lisbonne au centre-ville ?

Prenez la ligne rouge du métro : environ 20 minutes et 1,90 € jusqu’au centre, avec une correspondance pour la Baixa, le Rossio ou Cais do Sodré. L’Aerobus ne circule plus.

Y a-t-il une taxe de séjour à Lisbonne ?

Oui, 4 € par personne et par nuit, pour sept nuits maximum, pour les voyageurs de 13 ans et plus. Elle est perçue par votre hôtel ou votre appartement.